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En Belgique, tout n'est pas gratuit!

 

Pompiers : tout n’est pas gratuit !

Les pompiers, autant le savoir, c’est «gratuit»… jusqu’à un certain point. Le degré d’urgence détermine  si l’intervention est gratuite ou payante
Les pompiers, autant le savoir, c’est «gratuit»… jusqu’à un certain point. Le degré d’urgence détermine si l’intervention est gratuite ou payante-ÉdA – 203752834692

À côté de l’aide urgente, les pompiers sont amenés à réaliser des missions qui le sont (un peu) moins. Celles-ci ont un coût pour celui qui en bénéficie. Coup d’oeil ce que ça coûte en Wallonie picarde.

Faire appel aux pompiers n’est pas toujours gratuit… Certes, certaines interventions le sont toujours comme la lutte contre les incendies, les explosions ou les événements calamiteux mais aussi les travaux de secours, à condition qu’il s’agisse d’un appel d’urgence en vue de protéger ou de sauver une personne. «Toutes les interventions urgentes qui peuvent mettre à mal l’intégrité physique de la population sont gratuites, rappelle le commandant Olivier Lowagie, chef de la zone de secours de Wallonie picarde. Les interventions consécutives à une alerte bien intentionnée restent elle aussi gratuite. Il n’est en effet pas souhaitable qu’on hésite à appeler les secours en raison des frais que cela pourrait engendrer…»

Pour les autres interventions, les zones de secours peuvent facturer les frais occasionnés aux bénéficiaires. Certaines le sont sur une base forfaitaire: le sauvetage d’animaux (de 150€ à 300€ selon le poids de l’animal, la destruction de nids de guêpes (100€), le relevage de personne sans hospitalisation (70€), l’ouverture de porte sans hospitalisation (70€), la pose de panneaux ou de bâches pour sécurisation (250€ jusqu’à 5 m2 , au-delà 50€m2 ), la livraison d’eau (400€ par 8 m3 ).

Nettoyage de route: 250€/h

D’autres de ces services, le sont sur une base horaire : nettoyage de route (250€ par heure, produits de nettoyage non-inclus), vidange de cave suite à un mauvais entretien (150€ par heure). «Les interventions payantes sont régies par un arrêté royal de 2007, explique le commandant Olivier Lowagie. Nous devons nous y conformer; nous ne pouvons pas faire payer n’importe quelle intervention. Suite à la réforme des zones de secours, nous avons dû harmoniser les redevances sur l’ensemble des communes de Wallonie picarde; toutes les casernes avaient ses propres règlements et fonctionnements.»

 Par cette tarification, les zones de secours entendent limiter les abus et de garder les forces vives pour les interventions prioritaires. «On appelle parfois les pompiers pour des problèmes qui pourraient être gérés par des entreprises privées, remarque le chef de zone. Certains laissent ainsi pourrir un toit ou une cheminée avant d’appeler les pompiers pour bâcher ledit toit ou réparer la vieille cheminée qui menace de tomber; ce type d’intervention est plus du ressort d’un couvreur. Quand une personne oublie ses clés à l’intérieur de son domicile, au lieu d’appeler un serrurier, qui ne se déplace peut-être pas en urgence et 24 h/24, elles préfèrent appeler les pompiers. Nous intervenons quand même, nous ne pouvons pas la laisser dehors… Notre mission reste de venir en aide à la population. Néanmoins, nous trouvons normal de demander une petite participation financière pour des interventions qui ne nécessitent pas forcément notre professionnalisme et notre gestion de l’urgence..»

 

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Date de dernière mise à jour : lundi, 25 Avril 2016